« Quelle journée! Je n’ai pas eu le temps d’appeler le dentiste. »
« Quand je repense à ce que m’a dit la personne du service achats, j’aurais du lui répondre ça ! »
« Je devrais faire attention au comportement de ma fille en ce moment, je sens qu’elle s’éloigne… »
Etc.etc.
Ça tourne en boucle n’est-ce pas? Et sans trop de hiérarchie d’ailleurs !
Entre charge mentale, ruminations, inquiétudes …
Tout prend la même place et pourtant, rien n’a la même importance.
Vous saturez de ce trop plein permanent, comme une cocotte minute, sans soupape.
Ce n’est pas agréable d’être saturé de pensées
Au quotidien, cela devient de plus en plus lourd d’avoir la tête remplie.
Le cerveau n’est pas fait pour stocker toutes ses pensées, tout le temps.
D’ailleurs vous ressentez sûrement de la fatigue à répéter en boucle la même chose, tous les jours.
C’est normal. Votre cerveau s’encombrera de tout, tant que tout prendra la même place.
Vous avez besoin de traiter ces sujets, les structurer, pour qu’ils prennent enfin la place qu’ils méritent, et que vous retrouviez de l’énergie.
Malgré tous vos essais, vous n’arrivez pas à structurer les pensées qui vous encombrent
- To-do-list
- Applis de structuration (Notion, Workflowy, etc.)
- Méthodes qui reposent sur des carnets à remplir, avec une discipline quotidienne et des objectifs à atteindre
Vous avez testé, vous avez arrêté, vous désespérez.
Tout semble important? Vous avez l’impression d’avoir trop de sujets à traiter? Où vous ne tenez pas dans le temps avec la rigueur que cela impose et le stress que ça provoque?
Au final, en voulant vider votre tête, vous avez l’impression de passer votre temps à vous demander comment.
Ça empire votre charge mentale et ça se comprend parfaitement.
Structurer vos pensées, sans pression
Il est important, pour remettre vos préoccupations, à leur juste place, de les identifier clairement dans un premier temps.
Une fois nommées, vos pensées peuvent être regroupées, hiérarchisées, puis traitées.
Chose importante: hiérarchiser ne veut pas forcément dire que les choses les plus importantes doivent être traitées en premier.
Car souvent, les choses les plus importantes, peuvent être les plus complexes, et demandent donc, davantage de temps à résoudre.
3 principes simples à connaître, pour aider à structurer ses pensées
Commencer par traiter les sujets les plus simples
Quand on a la tête pleine, et qu’on souhaite être soulagés des sujets qui nous préoccupent, on a tendance, en voulant structurer, à classer les sujets les plus importants, comme étant prioritaires.
Si je devais faire une métaphore, c’est comme commencer la randonnée, et choisir comme première boucle, le GR20.
On se prépare, on passe beaucoup trop de temps à examiner la carte parce qu’on ne la comprend pas (c’est normal, on débute), on fait mille recherches sur le matériel dont on a besoin sans savoir si c’est mieux d’avoir des chaussures hautes ou basses, avec bâtons ou sans bâtons? Et ça change quoi si le sac de couchage est -15 ou +15? Et puis c’est quoi un dénivelé?
Bref, on se créé plus de nœuds au cerveau que si on avait choisit la boucle de 5km du bois dans le village d’à côté, où à priori nos baskets du dimanche suffisent pour monter la côte vers l’Eglise pour rejoindre le point de vue visé.
Grosso modo, c’est pareil pour ce qui se bouscule dans votre tête.
Commencer par le plus compliqué va vous décourager.
Commencez par traiter les sujets les plus simples.
La règle des 5 minutes
La règle des 5 minutes, peut aller de paire avec l’astuce précédente.
Reprenons l’exemple plus haut, vous avez oublié d’appeler le dentiste pour prendre un rendez-vous, et clairement, vous en êtes agacé.
Après une journée de folie, remplie de réunions et de tâches toujours plus urgentes à traiter… c’est la goutte d’eau qui peu faire déborder le vase.
Pour le coup, on est sur une problématique simple à identifier : je dois prendre rendez-vous chez le dentiste.
Il s’agit d’une simple action : soit je téléphone, soit je peux prendre rendez-vous en ligne.
Combien de temps cela va me prendre ? Objectivement, 5 minutes grand maximum.
Le cabinet est encore ouvert ? Je m’en occupe tout de suite.
Le cabinet dispose d’un service de prise de rendez-vous en ligne? Je m’en occupe tout de suite.
Le cabinet est fermé? Je me mets tout de suite un rappel à une heure où je sais que je serais « tranquille » demain pendant 5 minutes avec notification de rappel.
Dans tous les cas, j’ai réalisé une action qui m’a permis soit de vider ma tête d’un des items qui l’occupait, soit de la charge d’avoir à y penser, ce qui diminue déjà sa pression.
J’appelle ça, la règle des 5 minutes.
Inutile d’encombrer une to-do-list de tous les rendez-vous à prendre, de toutes les courses à faire, de tous les papiers à remplir.
Ce qui vous prend moins de 5 minutes, n’attendez pas, faites le.
Le principe du « c’est passé n’en parlons plus »
Bien sûr, la règle des 5 minutes, ne s’applique vraisemblablement pas partout… Vous ne règlerez pas en 5 minutes, la discussion avec la personne du service achats, pour laquelle vous vous refaites le match, avec la frustration de ne pas avoir su quoi répondre au bon moment.
Pas de solutions miracle pour évacuer cela de votre tête en 5 minutes.
Pour autant, il est nécessaire de traiter ses sujets pour qu’ils prennent moins de place et vous permettre de reconnecter avec le moment présent.
Pour cela, je vous propose de vous poser ces quelques questions:
- Est-ce que c’est utile de refaire le match avec la personne du service achat?
- Pensez-vous qu’elle y pense encore également?
- Qu’est-ce que cela aurait changé si vous aviez répondu les mots qui vous sont venus à posteriori?
- Pouvez-vous revenir en arrière ? Non.
C’est passé, n’en parlons plus.
Répétez-vous cette phrase.
Comprenez-en le sens.
Vraiment.
Notre cerveau adore revenir en arrière quand il s’agit de nos émotions.
Et c’est là qu’il faut réaliser que ce n’est pas quelque-chose à garder dans la somme des pensées qui vous habitent.
Pourquoi? Ce n’est pas rationnel, c’est émotionnel. Et les émotions, adorent prendre le contrôle de nos pensées.
Or, ce qui est passé, est passé.
Et si malgré tout, vous n’arrivez pas à passer au-dessus… Je vous propose bientôt un audio qui pourrait vous aider. (inscrivez-vous à la newsletter pour ne pas le louper)
Tout ne se structure pas comme on aimerait
Bien sûr, ces trois principes sont difficilement utilisables dans le cas où l’état psychologique de votre fille vous préoccupe et que vous ne savez pas comment aborder ce sujet.
Il y a des moments où, il faut accepter que certaines pensées prennent de la place, sans qu’on y puisse rien faire.
Quand un proche ne va pas bien, est un cas de figure.
En ce qui me concerne, ce qui m’a aidé à m’en accommoder, a été d’en parler à une personne proche.
Cela aide à baisser le volume de la préoccupation. Elle ne prend pas moins de place, mais elle parle moins fort. Elle ne couvre plus le reste. Elle n’empêche pas d’entendre les autres pensées.
Sortir ses pensées, les verbaliser à autrui, ou même à soi, apaise, matérialise et soulage.
Structurer pour traiter, accepter, exprimer
Structurer ne veut pas dire tout régler
Ni tout comprendre.
Ni faire taire ce qui vous traverse.
Structurer, ici, c’est apprendre à faire la différence entre :
– ce qui peut être traité rapidement
– ce qui doit être accepté tel quel
– et ce qui a simplement besoin d’être exprimé pour perdre en intensité
Quand tout reste mélangé, tout fatigue.
Quand chaque chose retrouve une place plus juste, l’esprit respire un peu mieux.
Pas parce que les problèmes ont disparu.
Mais parce qu’ils ne parlent plus tous en même temps.
Range Ta Tête n’est pas là pour vous apprendre à mieux penser.
Mais pour vous aider à ne plus laisser vos pensées décider seules de l’espace qu’elles occupent.
Parfois, structurer, c’est agir.
Parfois, c’est lâcher.
Parfois, c’est dire à voix haute ce qui tournait en boucle.Et parfois, c’est simplement accepter que certaines pensées restent là…
sans qu’elles empêchent le reste de vivre.